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Thérapie de couple

Les hommes ont-ils peur de la thérapie ?

· 2 min de lecture
Craies pastel colorées dans de la peinture qui s’écoule

Oui, j’entends vraiment cela sans cesse : les hommes craignent la thérapie – et tout particulièrement lorsqu’il s’agit de thérapie de couple ! Quelle est mon expérience ? Je vis quotidiennement une réalité différente que je ne définirais pas comme une peur voire un rejet.

Mes client·e·s décident de suivre une thérapie ou de consulter parce que leur souffrance est devenue trop grande. Ils prennent cette décision parce qu’ils n’ont pas encore réussi à trouver de solution par eux-mêmes ; ou parce que des proches ou des amis leur ont recommandé de s’engager dans cette voie.

Je ne ressens alors guère de peur – mais plutôt une tension mêlée de curiosité. Des sentiments de honte et d’orgueil blessé s’entremêlent – j’entends souvent cette phrase : « Nous n’avons besoin de personne pour résoudre notre problème ! ». L’homme peut se sentir incompétent : « Jusqu’à présent, on s’en est sortis tout seuls. » « La thérapeute de couple va-t-elle me déclarer coupable et donner raison à ma compagne ? » La question de la culpabilité est particulièrement importante lorsqu’il s’agit de sujets tels que les disputes récurrentes, les reproches et, surtout, l’infidélité. « Que va raconter ma compagne à mon sujet ? Et si cette thérapie menait au bout du compte à une séparation ? »

En thérapie de couple comme en consultation individuelle, j’aborde dès la première séance les craintes et les réticences éventuelles. Je décris mon rôle comme celui d’une tierce personne neutre, apportant une aide ponctuelle dans une situation difficile. « Que faut-il éviter à tout prix ? » ou « Quelles sont vos craintes concernant cette consultation ? »

Mon impression : oui, les hommes sont souvent plus sceptiques et ont plus de mal à se confier à un.e inconnu.e. Et ils ont honte de ne pas y arriver tout seuls. Les hommes ont souvent une autre définition des « problèmes » et sont davantage habitués à améliorer la situation sans « témoins », c’est-à-dire sans se confier à autrui.

Mon avis : la peur des hommes face à la thérapie n’est qu’un cliché. Ce cliché alimente une image de l’homme qui ne correspond tout simplement plus à la réalité d’aujourd’hui.

Faisons connaissance

Lors d’un premier entretien, nous prenons le temps de clarifier ensemble de quoi il s’agit – et de voir si cette collaboration vous convient.

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